recyclage

Papiers, verres, piles : que faut-il recycler et comment ?

Saviez-vous que tous les verres ne sont pas recyclables ? Connaissez-vous les types de cartons et de papiers qu’il convient de trier ? Saviez-vous que les piles font partie des ordures ménagères les plus polluantes ? Un point pour y voir plus clair sur le recyclage.

Quel verre trier ?
Celui des emballages ! Rien d’autre. Après les avoir bien vidés mais pas lavés : bouteilles, pots de confitures, bocaux à monture métallique, pots de yaourts (uniquement ceux en verre bien sûr), ou encore flacons de parfum et flacons pharmaceutiques (vides sinon rapportés en pharmacie, surtout pas vidés dans l’évier !). En revanche, aucune vaisselle en verre — c’est souvent de la céramique transparente —, ni de verres spéciaux tels que verre armé, vitre cassée, pare-brise, écran de télévision, ampoule et autres lampes, cristal, miroir brisé, vitrocéramique, plateaux de microondes car le mélange des différents types de verre rend leur recyclage difficile, voire impossible. Éviter aussi les morceaux de porcelaine ou de céramique qui ne fondent pas dans les fours et qu’on retrouverait inclus dans les nouveaux emballages. Éviter si possible les bouchons, capsules et montures métalliques, ils seront toutefois séparés dans le centre de tri tout comme l’étiquette en papier.

Quels papiers trier ?
Bien que papiers et cartons aient en commun la fibre de cellulose, question variété, ils n’ont pas leur pareil ! Comment savoir ? Souvenez- vous que tous les papiers « en papier » se recyclent, pas les autres. Ainsi, les papiers de bureau, les journaux, les magazines, les courriers publicitaires, les prospectus, les enveloppes (celles à fenêtre également) mais aussi les blocs-notes, les classeurs, les livres, les cahiers à spirales ou les papiers agrafés sont recyclables. Oui, oui, laissez même les spirales et les agrafes car ces éléments métalliques seront extraits automatiquement dans le centre de tri pour aller rejoindre leur propre filière de recyclage. Pour les classeurs1, c’est plus compliqué, la séparation (pochettes plastiques, parties métalliques) sera faite manuellement.
De même, tous les cartons se recyclent, y compris les briques de lait et de jus de fruits, les suremballages de yaourts ou de dentifrice, les boîtes de céréales… Mais les machines ne savent pas encore enlever le film plastique qui entoure certains courriers. Jetez aussi à part les échantillons collés dans les pages de vos magazines et bien sûr le papier d’aluminium n’a du papier que la finesse, et sera recyclé à part : évitez d’ailleurs de le laisser au milieu du papier de chocolat, question de tri justement. Quant aux papiers spéciaux, ils ne sont pas recyclables : ce sont le papier peint, le papier photo, le papier cadeau plastifié, le papier calque, le papier carbone, les cartes à jouer… Souvenez-vous aussi que les papiers broyés ou en petits morceaux sont trop petits pour être détectés, et finissent en refus de tri. Enfin, les papiers et cartons souillés (serviettes en papier, essuie-tout, cartons de pizza…) ne sont en général pas recyclables car trop gras — et pas lavables contrairement aux emballages en verre ou en métal ! Les mouchoirs ont, quant à eux, des propriétés absorbantes qui les rendent impropres au recyclage.

Ne jetez pas vos piles n’importe où !
Les piles et batteries rechargeables, ces produits si banals qui alimentent tant de nos équipements, sont la part la plus polluante de nos ordures ménagères ! Piles bâtons ou boutons, salines, alcalines, au lithium, Ni-MH ou Ni-Cd2, rechargeables ou pas… elles sont plus ou moins dangereuses. Mais on ne vous demande pas de faire la différence : il faut les jeter dans les bacs de collecte à votre disposition dans de nombreux magasins maintenant. Sans réfléchir mais sans oublier… Car quinze ans après la mise en place de la filière REP, six piles sur dix ne sont toujours pas triées. C’est beaucoup pour des déchets dangereux ! Elles finissent incinérées ou dans les décharges et polluent à cause des métaux qu’elles contiennent, nocifs pour l’environnement. Autant de ressources non renouvelables par ailleurs. D’autant plus qu’on sait valoriser 50 à 80 % de ces métaux dans les filières de recyclage. De quoi produire de nouvelles piles mais aussi des toitures en zinc, des couverts ou des disques de frein… Et on consomme beaucoup de piles : 1,3 milliard ont été vendues en France en 2015 selon Corepile, un des deux éco-organismes français qui les collecte. Alors triez vos piles usagées et ne les stockez plus même si, en soi, ce n’est pas dangereux… sauf quand elles commencent à fuir. Et pour réduire le volume de déchets (et de vos dépenses), utilisez des piles rechargeables.

Il en existe maintenant d’écoconçus : le cartonnage peut être changé et la partie métallique réinstallée.
Du nom de leurs composants : nickel-métal hydrure, nickel-cadmium.

Source: Déchets : changez-vous les idées ! d’Isabelle Bellin, avec Christian Duquennoi, paru aux éditions Quæ.

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